ACTE II, SCÈNE VI
MONSIEUR DIAFOIRUS
De même qu’en toute autre,
ARGAN
De vous faire connoître, monsieur,
MONSIEUR DIAFOIRUS
Nous serons toujours prêts, monsieur,
ARGAN
Qu’il est tout à votre service.
MONSIEUR DIAFOIRUS
A VOUS témoigner notre zèle. (A son fils.) Allons, Thomas, avancez. Faites vos compliments.
THOMAS DIAFOIIUj'Sj îi monsieur Diat'oirus *.
N’est-ce pas par le père qu’il convient commencer?
MONSIEUR DIAFOIRUS
Oui,
THOMAS DIAFOIRUS, àArgan.
Monsieur, je viens saluer, reconnoîtfe, chérir et révérer en vous un second père, mais un second père auquel j’ose dire que je me trouve plus redevable qu’au premier. Le premier m’a engendré; mais vous m\iyez choisi. Il m’a reçu par nécessité ; mais vous m’avez accepté par grâce Ce que je tiens de lui est un ouvrage de son corps; mais ce que je tiens de vous est un ouvrage de voire volonté; et d’aulant plus que les facultés spirituelles sont au-dessus des corporelles, d’autant plus je vous dois, et d’autant plus je tiens précieuse cette future hlialion, dont je viens aujourd’hui vous rendre, par avance, les très humbles et- très respectueux hommages.
TOINETTE
Vivent les collèges d’où l’on sort si habile homme!
THOMAS DIAFOIRUS, à monsieur Dialüirus.
Cela a-t-il bien été, mon père?
■ Ici l’edillon originale place celle indicalion : «Thomas Diafoiius est un gran.l bénit, r.ouvellcmcnl sorti des écoles, qui fait loiilcs choses de mauvaise grâce et a contre-temps. > . ‘ uiauvaise
de'JI'”..'!!' auteurs, el il les met if contribution. Ce début
r"’’'" du di>cours de Cicéron,
AdQuintes, pott rediUlum; «A pareniihus, id quod necessecral, parvus sum procreatu. ta vob„ nalussum consularis.Illi mihi fralrem iticognil. m n nZfu rusesset.dederunt: vo, speclatum et incred.hili pielale cogni.um t;dd“
(Auger.)