CI.ÉANTE
Qu’avez-vous donc, belle Angélique? et quel malheur pleurez-vous?
ANGÉLIQUE
Hélas ! je pleure tout ce que dans la vie je pouvois perdre de plus cher et de plus précieux; je pleure la mort de mon père.
CLÉANTE
O ciel! quel accident! quel coup inopiné! Hélas! après* la demande que j’avois conjuré votre oncle de lui faire pour moi, je venois me présenter à lui, et tâcher, par mes respects et par mes prières, de disposer son cœur à vous accorder à mes vœux.
ANGÉLIQUE
Ah ! Cléante, ne parlons plus de rieii. Laissons là toutes les pensées du mariage. Après la perte de mon père, je ne veux ])lus être du monde, et j’y renonce pour jamais. Oui, mon père, si j’ai résisté tantôt à vos volontés, je veux suivre du moins une de vos intentions, et réparer par là le chagrin que je m’accuse de vous avoir donné. (Sc j.’i.nu à scs Renonx.) Sonlfrcz, mon père, que je vous en donne ici ma pa-