‹ Œuvres complètes de MolièreChapitre 67 sur 593 · L.4 FLECHE, sorlani du jardin avec une casselte · texte numérisé non relu

L.4 FLECHE, sorlani du jardin avec une casselte

Ah! monsieur, que je vous trouve à propos! Suivez-moi vite.

moderne, pour en mieux Liire ressortir la vérilé par la diiïercnce du tou. Cette taçon tout à fait neuve de défendre est trop piquante pour ne point trouver place ici. c Je suppose, dit M. Saint-Uarc, que, de nos jours, un auteur ait à traiter la situation que Molière a iuvenlce dans t Avare. Un père veut épouser une jeune femme qui est aimée de son lils; il soupçonne l'amour de ce lils, et par une ruse il lui en arrache Taveu ; cet aveu fait, il lui ordonne de renoncer à son amour. La situation est vive et dramatique ; elle peut devenir terrible. L auteur moderne ne manquerait pas, dans un pareil sujet, de viser au sérieux et à l émotion ; il ne manquerait pas de déclamer à grands cris contre la ivrannic paternelle. « L'autorité paternelle 1 s’écrierait le Cléanle du drame moderne; mois croyez-vous donc qu'elle doive étoulTer les droits de l'amour et de la nature? Ah ! mon père, je vous en supplie, ne mu forcez pas de vous désobéir : je le ferais! » — A quoi j'imagine que le père répondrait par une tirade romanesque et sentimentale, ne voulant peut-être pas se trop targuer de l’autorité paternelle, ce qui est de mauvais tou dans nos idées:* Eh! pourquoi, dirait-il, n’aimerais-je pas cette jeune lillo? Le cœur vieillit-il? Mon àme rajeunit quand mes yeux la voient, etc.

CLÈANTE, se promenant à grands pas sur la scène'.

Mou père! .. mon père!... prenez garde ! je répète encore ces syllabes sacrées, mais je commence à n'eu plus comprendre le sens.

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