SCÈNE IV. - JULIE, ÉRASTE, SBRIGANI, NÉRINE
SBRIGANI
Monsieur, votre homme arrive. Je l’ai vu à trois lieues d’ici, où a couché le coche; et, dans ta cuisine, où il est descendu pour déjeuner, je l’ai étudié une bonne grosse demi-heure , et je le sais déjà par cœur. Pour sa figure , je ne veux point vous en parler : vous verrez de quel air la nature l’a dessinée , et si l’ajustement qui l’accompagne y répond comme il faut; mais, pour son esprit, je vous avertis , par avance , qu’il est des plus épais qui se fassent ; que nous trouvons en lui une matière tout à fait disposée pour ce que nous voulons, et qu’il est homme euQn à donner dans tous les panneaux qu’on lui présentera.
ÉRASTE
Nous dis-lu vrai?
SBRIGANI
Oui, si je me connais en gens.
NÉRINE
Madame, voilà un illustre. Votre affaire ne pouvoit être mise en de meilleures mains, et c’est le héros de notre siècle pour les exploits dont il s’agit; un homme qui, vingt fois en sa vie , pour servir scs amis , a généreusement affronté les galères, qui, au péril de ses bras et de scs épaules, sait mettre noblement à lin les aventures les plus difficiles, et qui, tel que vous le voyez, est exilé de son pays pour je ne sais combien d’actions honorables qu’il a généreusement entreprises.
Var. Qiio nom miooiVront. eto.