‹ Œuvres complètes de MolièreChapitre 96 sur 593 · II · texte numérisé non relu

II

MONSIEUR DE PODRCEAOCNAC.

Vous étiez donc là quand mon cousin l’élu fit tenir son enfant à monsieur notre gouverneur?

ÉRASTE

Vraiment oui ; j’y fus convié des premiers.

MONSIEUR DE POURCEAÜGNAC.

Cela fut galant.

ÉRASTE

Très galant. Oui.

MONSIEUR DE POURCEAÜGNAC.

C’étoit un repas bien troussé.

ÉRASTE

Sans doute.

MONSIEUR DE POURCEAÜGNAC.

Vous vîtes donc aussi la querelle que j’eus avec ce gentilhomme périgordin ?

ÉRASTE

Oui.

MONSIEUR DE POURCEAÜGNAC.

Parbleu ! il trouva à qui parler.

ÉRASTE

Ah ! ah!

Il me donna un soufflet; mais je lui dis bien son fait.

ÉRASTE

Assurément. Au reste , je ne prétends pas que vous preniez d’autre logis que le mien.

MONSIEUR DE POURCEAÜGNAC.

Je n’ai garde de...

ÉRASTE

Vous moquez-vous? je ne souffrirai point du tout que mon meilleur ami soit autre part que dans ma maison.

MONSIEUR DE POURCEAÜGNAC.

Ce seroit vous...

ÉRASTE

Non. Vous avez beau faire! vous logerez chez moi*.

SIIRIGANI, à monsieiir lie Pourccaiigiioc.

Puisqu’il le veut obslinémenl, je vous conseille d'acceplcr

l’offre.

• VAtl.

Non, fc diii/.'j m'rmrorfc, \oii* clifrmoil

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