SCÈNE II. - CÉLIMÈNE, ALCESTE. BASQUE
crUMÈNE.
Qu'est-ce?
BASQUE
Acasie est là-bas.
CÉLIMÈNE
Ué bien I faites monter SCÈNE III. — CÉLIMÈNE, ALCESTE.
ALCESTE
Quoil Ton ne peut jamais vous parler tête à tête? A recevoir le monde on vous voit toujours prête; Et vous ne pouvez pas, un seul moment de tous, Vous résoudre à souffrir de n*étre pas chez vous?
CÉLIMÈNE
Voulez-vous qu'avec lui je me fasse une affaire?
ALCESTE
Vous avez des égards qui ne sauroient me plaire.
CÉLIMÈNE
C'est un homme à jamais ne me le pardonner. S'il savoit que sa vue eût pu m'importuner.
ALCESTE
Et que vous fait cela, pour vous gêner de sorte...?
CÉLIMÈNE
Mon Dieu! de ses pareils la bienveillance importe; Et ce sont de ces gens qui, je ne sais comment, Ont gagné, dans la cour, de parler hautement. Dans fous les entretiens on les voit s'introduire ; Ils ne sauroient servir, mais ils peuvent vous nuire;
> que nous devons Racine, > il ne songeait qu'aux encouragements pécuniaires * cl aux conseils dont le premier aida le second ; mais ce mot peut encore èirc vrai dans un sens plus étendu. . (F. Gcnin.)
* Racine, arrivant d'Usé», vint soumettre à Molière sou premier essai de tragédie, Thiâgène el Ckariek»; Molière lui donna cent luais, et le sujet de la Thiébaïde,