SCÈNE III. - MYRTIL, MÉLICKRTE
HTRTIL.
J'ai fait tantôt, charmante Mélicerte, Un peiit prisonnier que je garde pour vous, Et dont peut-être un jour je deviendrai jaloux. C'est un jeune moineau, qu'avec un soin extrême Je veux, pour vous l'offrir, apprivoiser moi-même. Le présent n'est pas grand; mais les divinités Ne jettent leurs regards que sur les volontés. C'est le cœur qui fait tout* ; et jamais la richesse Des présents que... Mais, ciel! d'où vient cette tristesse? Qu'avez-vous, Mélicerte, et quel sombre chagrin Se voit dans vos beaux yeux répandu ce malin ? Vous ne répondez point; et ce morne silence Redouble encor ma peine et mon impatience. Parlez. De quel ennui ressentez- vous les coups? Qu'est-ce donc?
MÉLICERTK.
Ce n'est rien.
MYRTIL
Ce n'est rien, dites-vous?
Et je vois cependant vos yeux couverts de larmes. Cela s'accorde-t-il, beauté pleine de charmes? Âh! ne me faites point un secret dont je meurs, Et m'expliquez, hélas ! ce que disent ces pleur-s.
' Dix-neuf ans après la piemièi'e représentaiiou de Méhctrlê, et trois uns apièj sa publicalioD, La Foutaine a dit :
Ces mcis, nous l'avouons, sont peu délicieux ;
Hais, qiiaud nous soiious rois, que donner à des dieux ?
C'est le coeur q-ii fuit tout......* {Phitémontt Utaucit.)