‹ Œuvres complètes de Molière. Éd. variorum collationnée sur les meilleurs textes précédée d'un précis de l'histoire du théatre en France ... de la biographie de Molière ... accompagnée de notices historiques et littéraires sur chaque comédie de MolièreChapitre 248 sur 479 · SCÈNE III. - MYRTIL, MÉLICKRTE · texte numérisé non relu

SCÈNE III. - MYRTIL, MÉLICKRTE

HTRTIL.

J'ai fait tantôt, charmante Mélicerte, Un peiit prisonnier que je garde pour vous, Et dont peut-être un jour je deviendrai jaloux. C'est un jeune moineau, qu'avec un soin extrême Je veux, pour vous l'offrir, apprivoiser moi-même. Le présent n'est pas grand; mais les divinités Ne jettent leurs regards que sur les volontés. C'est le cœur qui fait tout* ; et jamais la richesse Des présents que... Mais, ciel! d'où vient cette tristesse? Qu'avez-vous, Mélicerte, et quel sombre chagrin Se voit dans vos beaux yeux répandu ce malin ? Vous ne répondez point; et ce morne silence Redouble encor ma peine et mon impatience. Parlez. De quel ennui ressentez- vous les coups? Qu'est-ce donc?

MÉLICERTK.

Ce n'est rien.

MYRTIL

Ce n'est rien, dites-vous?

Et je vois cependant vos yeux couverts de larmes. Cela s'accorde-t-il, beauté pleine de charmes? Âh! ne me faites point un secret dont je meurs, Et m'expliquez, hélas ! ce que disent ces pleur-s.

' Dix-neuf ans après la piemièi'e représentaiiou de Méhctrlê, et trois uns apièj sa publicalioD, La Foutaine a dit :

Ces mcis, nous l'avouons, sont peu délicieux ;

Hais, qiiaud nous soiious rois, que donner à des dieux ?

C'est le coeur q-ii fuit tout......* {Phitémontt Utaucit.)

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