ADRASTE, ISIDORE
DON PÈORE.
Que veut cet homme-là? Et qui laisse monter les gens sans nous en venir avertir?
HAU, à doo Pèdre.
J'entre ici librement ; mais, entre cavaliers, telle liberté est permise. Seigneur, suis-je connu de vous?
DON PÈDRE
Non, seigneur.
HAU
Je suis don Gilles d'Avalos; et rbistoire d'Espagne vous doit avoir instruit de mon mérite.
DON PÈDRE
Souhaitez-vous quelque chose de moi?
HTALI.
Oui, un conseil sur un fait d'honneur. Je sais qu'en ces matières il est malaisé de trouver un cavalier plus consommé que vous; mais je vous demande, pour grâce, que nous nous tirions à l'écart.
DON PÈDRE
Nous voilà assez loin.
ADRASTE, à don Pèdre, qui le surprend parlant bas à Isidore.
J'observois de près la couleur de ses yeux^
HALI, tirant don Pèdre, pour l'éloigner d'Adraste et d'Isidore.
Seigneur, j'ai reçu un soufflet. Vous savez ce qu'est un soufflet, lorsqu'il se donne à iniiiu ouverte, sur le beau milieu de la joue. J'ai ce soufflet fort sur le cœur; et je sui»
' Var. Elle a les yeux bleus.