ACTE PREMIER
SCÈNE 1. — MADAME PERNELLË, ELMIRË, MARIANE, CLÉANTE, DAMIS. DORINE, FLIPOTE.
MADAME PERNELLË.
Allons, Flipole, allons; que d*eoi je me déliyre.
ELMIBE.
Vous marchez d'un tel pas, qu'on a peine à tous suivre.
MADAME PEKNELLE.
I^aissez, ma bru, laissez ; ne venez pas plus loin ; Ce sont toutes façons dont je n'ai pas besoin.
ELMIRE
De ce que l'on \ous doit envers vous on s'acquitte. Mais, ma mère, d'où vient que vous sortez si vite ?
MADAME PERNELLË.
C'est que je ne puis voir tout ce ménage-ci, Et que de me complaire on ne prend nul souci. Oui, je sors de chez vous fort mal édifiée : Dans toutes mes leçons j'y suis contrariée; On n'y respecte rien, chacun y parie haut, Et c'est tout justement la cour du roi Pélaud ^
DORINE
Si. .
MADAME PERNELLË.
Vous êtes, ma mie, une fille suivante.
Un peu trop forte en gueule, éi fort inîpertinente ; Vous vous mêlez sur toul de dire votre avis. ^
DAMIS
Mais...
MADAME PERNELLË.
Vous êtes un sot en trois lettres, mon fils ;
' Soivani les commenlateiirs, lo roi Pctaiid (di* |wto, je Hemamlc} élaii ïc nom rtu cli«f qu« se clioitiissaient les meodiaiils au moyen âge. La cour d'un tel roi, avrc de lels sujcis, ne devait ncceksaiiemcnt prcseuler (|uc désurdre et confti- »iOH. Le mot pétaudière s« rattache probaltlcment à la même origiuc.