ACTE If, SCENE II
DORINE
Voulez-T0U6 qu'il y coure à vos heures précises, Gomme ceux qui n*y voot que pour être aperçus?
ORGON
Je ne demande pas votre avis là-dessus. EnGn, avec le ciel Fautre est le mieux du monde, Et c^'est une richesse à nulle autre seconde. Cet hymen de tous biens comblera vos désirs, . Il sera toul conGt en douceurs et plaisirs. Ensemble vous vivrez, dans vos ardeurs fidèles, Comme deux vrais enfants, comme deux tourterelles : A nul fâcheux débat jamais vous n'en viendrez; Et vous ferez de lut tout ce que vous voudrez.
DORINE
Elle? Elle n'en fera qa*un sol, je vous assure'.
OHGON. '
Oaaîs ! quels discours I
DORINE
Je dis qu'il en a Tenoolure, Et que son ascendant, monsieur, l'emportera Sur toute la vertu que votre fille aura.
OROON.
Cessez de m^interrompre, et' songez à vous taire, Sans mettre votre nez où vous n'avez que faire.
DORINE ; elle l'inlerrompl toujours an momeni où il te retourne pour parler à M fille.
Je n'en parle, monsieur, que pour votre intérêt.
C'est prendre trop de soin; taisez-vous, s'il vous plaît.
DORINE
Si l'on ne vous aimoit...
ORGON
Je ne veux pas qu'on m'aime.
DORINE
El je veux vous aimer, monsieur, malgré vous-même.
ORGON
Ah!
'Tîn mari qui se laisse tromper el gouverner par sa Temmc est ropulc porlenr de cornesy comuy cornard ; c'e«t par celle raison '.|uc coc i, cornard el «o/, sont •ynonym4S (Voilaire.)
DOniNE.
Votre honneur in*est cher, et je ne puis souffrir Qu'aux brocards d'un chacun vous alliez vous offrir.
ORGON
Vous ne vous tairez point?