‹ Œuvres complètes de Molière. Éd. variorum collationnée sur les meilleurs textes précédée d'un précis de l'histoire du théatre en France ... de la biographie de Molière ... accompagnée de notices historiques et littéraires sur chaque comédie de MolièreChapitre 325 sur 479 · ACTE II, SCÈNE IV. 4(tô · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IV. 4(tô

YALÈRE.

Vous le voudriez?

M ARIANE

Oui.

VALÈRE

C'est assez m'iosulter, Madame; et, de ce pas, je vais vous contenler.

(Il fait an pas pour s'en aller.) MARI AN I.

Fort bien.

VALÈRE, revenaot.

Souveoez-vous au inoius que c'est vous-même Qui contraignez mon cœur à cet effort extrême.

MARIANE

Oui.

VALÈRE, revenant eocore.

Et que le dessein que mon ame conçoit M'est rien qu'à votre exemple.

MARUNE.

 mon exemple, soit.

VALÈRE, en sortant.

SufQt : vous allez être à point nommé servie.

MARIANE

Tant mieux.

VALÈRE, reTenant encore.

Vous me voyez, c'est pour toute ma vie.

MARIANE

A la bonne heure.

VALÈRE s'en va, et, lorsqu'il est vers la porte, il se retourne.

Hé?

MARUNE.

Quoi?

VALÈRE

Ne m'appelez-vous pas?

MARIANE

Moi ! Vous rêvez.

VALÈRE

Hé bieni je poursuis donc mes pas.

Adieu, madame.

(Il s'en va leolemeul.)

MARTANE.

Adieu, monsieur.

DORINE, à Kariane.

Ptour moi, je pense Que vous perciez l'esprit par cette exlravaganoe : Et je vous ai laissés tout du long quereller. Pour voir où tout cela pourroit enfin allei'. Holà ! seigneur Yalère.

(Bll« arrête Valère par le bras.) VALÈRE, feignant de i^ésister.

Hé?que veuï-tuy Dorine?

DORINE

Venez ici.

VALÈRE

Non, non, le dépit me domine»

Ne me détourne point de ce qu'elle a voulu.

DORIME.

Arrêtez.

VALÈRE

Non^ vois-tu, c'est un point résolu.

DORINE

Ahl

HARIANE, à part.

Il souffre à me voir, ma présence le chasse; Et je ferai bien mieux de lui quitter la place.

I>0RINE, qiiiliant Talère, et «oaraol après Variane.

A Tautrel Où courez-vous?

Laisse.

DORINE

Il faut revenir.

MARIANE

Non, non, Dorine ; en vain tu veux me retenir.

VALÈRE, ftpart.

Je vois bien que ma vue est pour elle un supplice; Et, sans doute, il vaut mieux que je Ten affranchisse.

DORINE, quittant Mariane, et courant après Valère.

Encor! Diantre soit fait de vous! Si, je le veux. Cessez ce badina[][e; et venez çà tous deux.

(Elle prend Valère et Mariane par la main, et les rameuc.)

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