ACTE I, SCÈNE I
El fa il trembler les ennemis. (Pesle! où prend mon esprit toutes ces gentillesses?) « Que font les révoltés? dis-moi, quel est leur sort? » Ils n'ont pu résister, madame, à notre effort ;
Nous les avons tâiilés en pièces,
Mis Ptérélas leur chef à mort ^ Pris Télèbe d'assaut ; et déjà dans le port
Tout retentit de nos prouesses.
« Ah! quel succès! 6 dieuil Qui Teût pu jamais croire? w Raconte-moi, Sosie, un tel événement. » Je le veux bien, madame; et, sans m'entler de gloire.
Du détail de cette victoire
Je puis parler très savamment.
Figurez-vous donc que Télèbe', Madame, est de ce côté;
(Sosie marque les liom sur sa muiu ou k Icrrc.)
C'est une ville, en vérité, Aussi grande quasi que Thèbc.
La rivière est comme là.
Ici nos gens se campèrent; Et l'espace que voilà, Nos ennemis Toccupèrent.
Sur un haut^, vers cet endroit, Ëtoit leur infanterie; Et plus bas, du côté droit, Ëtoit la cavalerie.
Après avoir aux dieux adressé les prières, Tous les ordres donnés, on donne le signal : l^s ennemis, pensant nous tailler des croupières, Firent trois pelotons de leurs gens à cheval ; Mais leur chaleur par nous fut bientôt réprimée,
Et vous allez voir comme quoi.
Voilà notre avant-garde à bien faire animée; Là, les archers de Créon, notre roi; Et voici le corps d'armée,
(On fail un peu de brait»)
* Plaate et Molière ont fait le même aDachronisme. Ptérëlas ue vïTalt point au temps d'Amphitryon. 11 PtaitfiU de Taphias, fils d'une uièce d'Alené, père d'Amphitryon.
*Telèbe ctait la capitale de l'île de Taphe, voisine et peu ëloignce d'itliaque, située vis-à-vis de l'Acarnanie.
* Hauti pour hauteur, élévation.
466 AMPHITRYON
Qui d'abord... AMeudez, le corps d^araiée a peur; J'entends quelque bruit, ce me semble ^