SCÈNE II. — MERCURE, SOSIE
MERCDRE, sous la ligure de Sosie, sorUnt de lu luaison d'Amphitryon.
Sous ce minois qui lui ressemble, Chassons de ces lieux ce causeur, Dont Tabord importun troubleroit la douceur Que nos amants goûtent ensemble.
80SIE, 6aus voir Hercnre.
Mon cœur tant soit peu se rassure,
Et je pense que ce n'est rien Crainte pourtant de sinistre aventure.
Allons chez nou) achever rentrelicn.
MERCURE, à part.
Tu seras plus fort que Mercure, Ou je l'en empêcherai bien.
SOSIE, sans voir Mercure.
Celte nuit en longueur me semble sans pareille. Il faut, depuis le temps que je suis en chemin. Ou que mon maître ait pris le soir pour le malin, Ou que trop tard au lit le blond Phcbus sommeille,. Pour avoir trop pris de son vin.
MERCURE, à pari.
Comme avec irrévérence
Parle des dieux ce maraud!
Mon bras saura bien tantôt
Châtier cette insolence ; Et je vais m'égayer avec lui comme il faut, En lui volant son nom avec sa ressemblance.
SOSIE, apercevant Mercure d'un peu loio.
Ah ! par ma foi, j'avois raison :
C'est fait de moi, chétive créature!
Je vois devant notre maison Certain homme dont Tencolure
*Phute, qui d'ailleHis a laiti d'envie de faire riro, jnéme quand ri fie le faut pas, est tombé ici dans un dcfanl tout opposé. Il a mis dans la iwuchë de Sosie i)n récit très-suivi, très-délaiilé ei tcès-séricr.x de la victoire des Thébuins, (cl fu'ii pourrait être dans une histoire- ou dans un poème. Molière a conserve' le ton de la comédie et la mesure de !a scène... Il amène Mercure quand Sosie ne sait plus où il en est. | La Harpe.)