ACTE II, SCENE VIL
ÂLOMÈNE.
Qui ne sauroit haïr, peuUil vouloir qu'on meure?
JUPITER
Et moi, je ne puis vivre, à moins que vous quilliez
Celte colère qui m'accable, Et que vous m'accordiez le pardon favorable
Que je vous demande à vos pieds.
(Sosie el Cléanthis se mettent aussi & g.'noux.)
Résolvez ici l'un des deux,
Ou de punir, ou bien d'absoudre.
ALCMÈNE
Hélas I ce que je puis résoudre Paroit bien plus que je ne veux.
Pour vouloir soutenir le courroux qu'on me donne, Mon cœur a trop su me trahir :
Dire qu'on ne sauroit haïr, N est-ce pas dire quon pardonne?
JUPITER
Ah! belle Alcmène, il faut que, comblé d'allégresse...
ALCMÈNE
Laissez; je me veux mal de mon trop de foiblesse.
JUPITER
Va, Sosie, et dépêche-toi.
Voir, dans les doux transports dont mon ame est charmée, Ce que tu trouveras d'officiers de l'armée, Et les invile à dîner avec moi.
[B-M, à part.)
Tandis que d'ici je le chasse, Mercure y remplira sa place.