ABI8T0MÈNE
Le prioce d'Ithaque , madame, vient de m'assurer tout A rbeure que voire cœur avoit eu ia bonté de ft*eipliquer en ma faveur sur ce célèbre choix qu'attend toute la Grèce.
Il vous a dit quHl tenoit cela de ma bouche?
ARISTONÈNE.
Oui, madame.
C^est un étourdi ; et vous êtes un peu trop crédule, prince, d'ajouter foi si promptenient à ce qu'il vous a dit. Une pareille nouvelle méritoit bien, ce me semble, qu'on en doutât un peu de temps; et c'est tout ce que vous pourriez faire de la croire, si je vous l'avois dite moi-même.
ARISTOHÈNE.
Madame, si j'ai été trop prompt à me persuader...
De grâce, prince, brisons là ce discours ; et, si vous voulez m'oblîger, souffrez que je puisse jouir de deux moments de solitude*.