SCÈNE VI. - LA PRINCESSE, MORON
MORON
Hais, madame, s'il vous aimoit, vous n'en voudriez poini, et cependant vous ne voulez pas qu'il soit à une autre. C'est faire justement comme le chien du jardinier^.
' U conceplioB de cet deux scène* appartient à Tauteur espagnol ; elle est fuit dramatique, mais elle manque ici des développements nécessaires.
(Aimé Martin.)
*Allii«oo an proverbe italien: «Il est comme le chien du jardinier; il no > nange point de choux, et ne vent pas que les autres en mangent. »
4» LA PRINCESSE D'ËLIDE.
NoD, je ne puis souffrir qu'il soit heureux avec une autre; et, si la chose éloit, je crois que j'en mourrois de déplaisir.
MOBON.
Ma foi, madame, avouons la dette*. Vous voudries qu'il fût à vous; et, dans toutes vos actions , il est aisé de voir que vous aimez un peu ce jeune prince.
Moi, je Taime? 0 ciel! je l'aime? Avez-vons Hnsolence de prononcer ces paroles? Sortez de ma vue , impudent, et ne vous présentez jamais devant moi.
MOBON.
Madame...
Retirez-vous d1ci, vous dis-je, ou je vous en ferai retirer d'une autre manière.
MOBON, bas, & part.
Ma foi, son cœur en a sa provision; et...
(Il reocootre nn regard de la prioccsie, qui l'oblige à w retirer.)