ACTE III, SCÈNK V
Veut quon la justifie, et j'en vais prendre soin. C'est à quoi mon amour envers elle m engage ; Et des plus nobles chefs je fais un assemblage Pour réciaircissement dont sa gloire a besoin. Attendant avec vous ces témoins souhaités,
Ayez, je vous prie, agréable
De venir honorer la table
Où vous a Sosie invités.
SOSIE
Je ne me trompois pas, messieurs; ce mot termine Toute rirrésolution ; I^ véritable Amphitryon Est TAmphitryon où Ton dine^
AMPHITRYON
0 ciel ! puis-je plus bas me voir humilié? Quoil faut-il que j'entende ici, pour mon martyre^ Tout ce que l'imposteur à mes yeux vient de dire, Çt que, dans la fureur que ce discours m^inspire. On me tienne le bras lié!
NAUCRATÈS, à Amphilryon.
Vous vous plaignez à tort. Permeltez-nous d'attendre L'éclaircissement qui doit rendre Les ressentiments de saison.
Je ne sais pas s'il impose ; Mais il parle sur la chose Gomme s'il a voit raison.
AMPHITRYON
Allez, foibles amis, et flattez Tiniposture : Thèbes en a pour moi de tout aulres que vous; Et je vais en trouver qui, partageant l'injure. Sauront prêter la main à mon juste courroux.
JUPITER
Hé bien ! je les attends, et saurai décider Le différend en leur présence,
AMPHITRYON
Fourbe, tu crois par là peut-être t'évader; liais rien ne te sauroit sauver de ma vengeance.
' L'ùlée d«> ces deux \crs qui sont devenus populaires, ne se trouve poinl dans Piaule, mais «lans Rtirou :
Point, poinl d'AmpliitiAon uù l'on ne dlae point.
im AMPHITRYON.
JUPITEB.
A ces injurieux propos Je ne daigne & présent répondre; Et tanlèt je saurai confondre Cette fureur arec deui mots.
AMPHITRYON
Le ciel même, le ciel ne t'y sauroit soustraire; Et jusques aux enfers j'irai suivre tes pas.
JUPITER
U ne sera pas nécessaire ;
Et Ton verra tantôt que je ne fuirai pas.
AMPHITRYON, à pari.
Allons, courons, avant que d'avec eux il sorte, Assembler des amis qui suivent mon courroux;
Et chiez moi venons à main forte
Pour le i)ercer de mille coups'.