SCÈNE XI. — ANGÉLIQUE et CLAUDINE, i la fenêire; GEORGE DANDIN
ANGÉLIQUE
Gomment! c'est toi? D'où vieus-tu, bon pendard ? Est-il rheure de revenir chez soi, quand le jour est près de paroltre ; et cette manière de vie ' est-elle celle que doit suivre un honnête mari?
CLAUDINE
Cela est-il beau, d'aller Ivrogner toute la nuit, et de laisser ainsi toute soûle une pauvre jeune femme dans la maison ?
» m'y auras jetée, et alors on te fera mourir comme un meurtrlir.» Cette menace ue produisant pas plus d'effet que la prière < Dieu te pardonne, dit la belle;
> il Faut donc voir si tu te trouveras l)i«>n de m'avoir mise an désespoir.» La nuit rtait des plus obscures; et la belle, s'éiaut avancée du côté du puits, prit nne grosse pierre qu'elle jeta dedans, après avoir crié tout haut : «Mon Dieuî veoilloi
> me pardouufrl > Tofan, entendant le brait que la pierre avait fait en tomliant, ne douta p<»iiit que sa femme ne se f&t jetée dans le pnils : la pear le prend; il sort sans fermer la porte, et va voir s'il n'entendra pas sa femme se débattre. > Molière a préféré le poigrnard i l'ean, et peut-être a-t-il en tort ; ce dernier moyen était pins propre i l'illusion. (Cailhava.)
' Vai. Et cette manière de »i©r«, elc