SCÈNE II. - DON JUAN, S6ANARELLE, CHARLOTTE
dans le fond du ihëAtre.
DON JUAN
Nous avons manqué noire coup, Sganarellc , el celte bour- I asque imprévue a renversé avec noire barque le projet que nous avions fait; mais, à te dire vrai, la paysanne que je \iens de quitter répare ce malheur, et je lui ai trouvé des charmes qui effacent de mon esprit tout le chagrin que me donnoit le mauvais succès de notre entreprise. Il ne faut pas que ce cœur m'échoppe, et j'y ai déjà jeté des dispositions à ne pas me souffrir longtemps de pousser des soupirs.
SGÂNARELLE.
Monsieur, j'avoue que vous m'étonnez. A peine sommesnous échappés d'un péril de mort, qu'au lieu de rendre grâce au ciel de la pitié qu'il a daigné prendre de nous, vous travaillez tout de nouveau à attirer sa colère par vus fantaisies accoutumées, et vos amours cr...
(Don Juan prend un ton meuaçanl.)
Paix, coquin que vous êtes, vous ne savez ce que vous dites^ et monsieur sait ce qu'il fait. Allons.
' C'est dans le Pédant joué de Cyrano de Bergerac, que se trouve, sur notre tlièftirc, le premier emploi du langage des paysans. Celte 5oènc en oiTre le secoud pxcraple