‹ Œuvres complètes de Montesquieu (volume 2)Chapitre 222 sur 244 · LXXXI. — A l'abbé de Guasco · texte numérisé non relu

LXXXI. — A l'abbé de Guasco

De Paris, le 25 décembre 1753.

J'arrivai avant -hier au soir de Bordeaux : je n'ai encore vu personne , et je suis plus pressé de vous écrire que de voir qui que ce soit. Je verrai Huart ', et s'il n'a pas rempli vos ordres , je les lui ferai exécuter : vous avez pourtant plus de crédit que moi auprès de lui; je ne lui donne que des phrases, et vous lui donnez de l'argent.

Je suis bien glorieux de ce que M. l'auditeur Bertolini a trouvé mon livre assez bon pour le rendre meilleur, et a goûté mes principes. Je vous prierai dans le temps de me procurer un exemplaire de l'ouvrage de M. Bertolini : j'ai trouvé sa préface extrêmement bien; tout ce qu'il dit est juste, excepté les louanges. Mille choses bien tendres pour moi à M. l'abbé Niccolini. J'espère, mon cher abbé , que vous viendrez nous voir à Paris cet hiver , et que vous viendrez joindre les titres d'Allemagne et ceux d'Italie à ceux de France. Si vous passez par Turin , vous savez les illustres amis que j'y ai. Je vous embrasse de tout mon cœur.

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