LXXXII. — Au CHEVALIER D'AYDIES
Le 42 mars 4754.
Mon cher chevalier, Mme du Deffand m'a fait part d'une lettre de vous qui m'a comblé de joie , parce qu'elle me fait voir que vous m'aimez beaucoup, et que vous m'estimez un peu. Or, l'amitié et l'estime de mon cher chevalier , c'est mon trésor. Je voudrois bien que vous fussiez ici , et vous nous manquez tous les jours; à présent que je vieillis à vue d'œil, je me retire, pour ainsi dire, dans mes amis.
Bulkelay est au comble de ses vœux : son fils, pour lequel il est