Jomandès, De rébus geticisf Histoire miUe de proeope
i. Yoy. Sezeiiiène, liv. YI.
s. Ammlen Marcellin, lir. XXIX.
l'argent , ses officiers leur en laissèrent tant qu'ils voulurent *• H leur fît distribuer des terres; mais, à la différence des Huns, les Goths n'en cultiYoient point'; on les priva même du blé qu'on leur aroit promis : ils mouroient de faim , et ib étoient au milieu d'un pays riche; ils étoient armés, et on leur faisoit des injustices. Us ravagèrent tout depuis le Danube jusqu'au Bosphore, exterminèrent Valons et son armée, et ne repassèrent le Danube que pour abandonner l'affreuse solitude qu'ib avoient faite *.
Chap. XVIII. — Nouvelles maximes prises par Us Romains»
Quelquefois la lâcheté des empereurs, souvent la foiblesse de l'empire, firent que l'on chercha à apaiser par de l'argent les peuples qui menaçoient d'envahir *. Mais la paix ne peut pas s'acheter, parce que celui qui l'a vendue n'en est que plus en état de la faire acheter encore.
Il vaut mieux courir le risque de faire ime guerre malheureuse que de donner de l'argent pour avoir la paix ; car on respecte toujours un prince lorsqu'on sait qu'on ne le vaincra qu'après une longue résistance.
D'ailleurs ces sortes de gratifications se changeoient en tributs, et, libres au commencement, devenoient nécessaires : elles furent regardées comme des droits acquis; et lorsqu'un empereur les refusa à quelques peuples, ou voulut donner moins, ils devinrent de morteb ennemis. Entre mille exemples, l'armée que Julien
I. De ceux qui avoient reçu ces ordres, celai-ci conçut un amour infAme; celui-là fut épris de la beauté d'une femme barbare; les autres furent corrompus par des préseus , des habits de lin , et des cooTertures bordées de franges : on n'eut d'autre soin que de remplir sa maison d'esclaves, et ses fermes de bétail. (Histoire de Dexipe.)
S. Voy. VBistoire gothique de Prlscus , où cette différence est bien établie.
On demandera peat-ètre comment des nations qui ne cnltiToient point les terres pouyoient devenir si puissantes , tandis que celles de T Amérique sont si petites. C'est que les peuples pasteurs ont une subsistance bien plus assurée que les peuples Masseurs.
II parott, par Ammien Marcellin , que les Huns dans leur première demeure ne labouroient point les champs ; ils ne viToient que de leurs troupeaux dans un pays abondant en pâturages, et arrosé par quantité de fleuves, comme font encore aujourd'hui les petits Tartares, qui habiteot une partie du même pays. Il y a apparence que ces peuples , depuis leur départ, ayant habité des lieux moins propres i la nourriture des troupeaux, commencèrent i cultiver les terres.
3. Voy. Zosime, liv. IV; voy. aussi Deiipe, dans Y Extrait des amhas^ sades de Constantin Porphjrrogétète.
4. On donna d'abord tout aux soldats ; ensuite on donna tout aux ennemis.