‹ Œuvres complètes de Montesquieu (volume 2)Chapitre 57 sur 244 · Ammlcn Marcellin, liv. XVI, XVII, XVIII. — 6. Ihid · texte numérisé non relu

Ammlcn Marcellin, liv. XVI, XVII, XVIII. — 6. Ihid

6. Voy. le magnifique éloge qu'Ammîen Marcefiin ftiit de ce prince, liv. XXV; voy. aussi les (ragmens de V Histoire de Jean d'Antioche.

GHAPITBE XYIL 83

te»H4rodiw, parelt plein da courage dans Lampridiui; ee Gratien, tent loué par ieg orthodoxee, Phifoetoi^e le compare à Néron.

ValentiDîea sentit plus qne personne 1a nécessité de l'anoien plan; il employa toute sa vie à fortifier les bords du Khin, i y £ûre des Itréee, Y bâtir des chftteaoz, y placer des troupes, leur donner le ffloyen d*y subsister. Mais il arriva dans le monde un événement qui détermina Yalens, son frère i à ouvrir le Danube , et eut d'effroyables suites.

Bans le pays qui est entre les Palus-Méotides, les montagnes du Caucase et la mer Caspienne, il y avoit plusieurs peuples qui étoioit la plapart de la aatioB des Huns ou de celle des Alains ; l«iu% terres étoi«iit extrêmement fertiles ; Us aimoient la guerre et le brigandage ; ils étoient presque toujours à cheval , ou sur leurs sbariots, et erroieut dans ie pays où ils étoie&t enfermés; ils (aieoiont bien quelques ravages sur les frontières de Perse et d'Amééte; mais oa f^erdeit aisément les pertes Gaspienn^s, et ils peuvent dilfieileaneat pénétrer dans la Perse par aiUeuii. Comme ils nlmsginoient point qu'il fût possible de travemer les Palus-Méotides*, ils ne connoissoient pas les Romains; et, pendant que d'autres barlwres ravageoient rem^âre, ils restoirat dans les limites qae leur ignoiviice leur avoit données.

Quelques-uns* ont dit que le limon que le Taaais arVoît apporté avnt formé uue espèce de croûte sur le Bosphore Cimmérien, sur ^aeUe ils avoient passé) d'autres*, que deux jeunes Scythes, poursuivant une biche qui traversa ce bras de mer, le traversèrent aussi. Ils furent étonnés de voir un nouveau monde ; et , retouri^nt dans V ancien , ils apprirent à leurs compatriotes les nouvelles terres, et, si j'ose taie servir de ce terme, les Indes qu'ils avoient découvertes *.

D'abord des corps innombrables de Huns passèrent j et, rencontrant les Goths les premiers , ils les chassèrent devant eux. Il sera- Uoit que ces nations se précipitassent les unes sur les autres, et ^e l'Asie, pour peser sur l'Europe, eût acquis un nouveau poids.

Les Goths effrayés se présentèrent Sur les bords du Danube, et,' les mains jointes, demandèrent une retraite. Les flatteurs de Yalens saisirent cette occasion , et la lui représentèrent comme une requête heureuse d'un nouveau peuple qui venoit défendre Temfireetl'enriehir*.

Valons ordomM qu'ils passeroieiit sans araies; mais, pour de

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