‹ Œuvres complètes de Montesquieu (volume 2)Chapitre 76 sur 244 · Pacbjmère, liv. I. — 2. Évagre, Uv. III · texte numérisé non relu

Pacbjmère, liv. I. — 2. Évagre, Uv. III

3. Procope, Histoire seerèie, -— i. Zonaras, f^ie tCHiradius, . ,

&. Mcétas, Vie de Manuel Comkène. — S. Yoy. Chardin.

il a GAANOEUR ET I^ÉGA^I^fiSlGE BES ROMAINS.

fondée : quand elle choqua cet espiit, elle se clioque eUe^môme,' et elle s'arrête nécessairement.

La source la plus empoisonnée de tous les malheurs des Grecs , c'est qu'ils ne connurent jamais la nature ni les homes de la puissance ecclésiastique et de la séculière : ce qui fit que Ton tomba de part et d'autre dans des égaremens continuels.

Cette grande distinction, qui est la base sur laquelle pose la tranquillité des peuples, est fondée non-seulement sur la religion, mais encore sur la raison et la nature , qui veulent que des choses réellement séparées, et qui ne peuvent subsister que séparées, ne soient jamais confondues.

Quoique chez les anciens Komains le clergé ne fît pas un corps séparé, cette distinction y étoit aussi connue que parmi nous. Claudius avoit consacré à la liberté la maison de Cicéron, lequel, revenu de son exil, la redemanda : les pontifes décidèrent que, si elle avoit été consacrée sans un ordre exprès du peuple, on pouvoit la lui rendre sans blesser la religion. « Ils ont déclaré, dit Cicéron ' , qu'ils n'avoient examiné que la validité de Is^ consécration , et non la loi faite par le peuple , qu'ils avoient jugé le premier chef comme pontifes, et qu'ils jugeroient le second comme sénateurs. »

C9AP. XXIII. ^ Baifon àe la durée de Vempire d'Orient,

Sa destruction.

. Après ce que je vi^ns de dire de l'empire grec, il est naturel de demander comment il a pu subsister si longtemps. Je crois pouvoir en donner les raisons.

Les Arabes l'ayant attaqué , et en ayant conquis quelques provinces, leurs chefs se disputèrent le califat; et le feu de leur premier zèle ne produisit plus que des discordes civiles.

Les mômes Arabes ayant conquis la Perse , et s'y étant divisés ou affoiblis, les Grecs ne firent plus obligés de tenir sur l'Euphrate les principales forces de leur empire.

Un architecte , nommé Gallinique ^ qui étoit venu de Syiie à Constantinople , ayant trouvé la composition d'un feu que l'on souffloit par un tuyau , et qui étoit tel^ que l'eau et tout ce qui éteint les feux ordinaires ne faisoit qu'en augmenter la Violence, les Grecs , qui en firent usage , furent en possession pendant plusieurs siècles de brûler toutes les flottes de leurs ennemis, surtout celles des Arabes , qui venoient d'Afrique ou de Syrie les attaquer Josqu^à Constantinople.

Ce feu fut mis au rang des secrets de l'État; çt Constantin Po^

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