Yoy. Plutarque, f^ie d* Agit et de Clèomènea. -^5. Ihid
«. Tlie Llve, !'• décade, Uv. Vil, chap. x^v. Ce fut quelque temps
Live, Rome, que le monde entier ne peut contenir, en poumitelle faire autant si un ennemi paroissoit tout à coup devant ses murailles : marque certaine que nous ne nous sommes point agrandis, et que nous n'avons fait qu'augmenter le luxe et les richesses qui nous travaillent. »
« Dites-moi , disoit Tibérius Gracchus aux nobles ' , qui vaut mieux, un citoyen, ou un esclave perpétuel; un soldat, ou un homme inutile à la guerre ? Voulez- vous , pour avoir quelques arpens de terre plus que les autres citoyens, renoncer à Tespérancé de la conquête du reste du monde , ou vous mettre en danger de TOUS voir enlever par les ennemis ces terres que vous nous refusez? »
Ghap. IV. — Des Gaulois. De Pyrrhus. Parallèle de Carthage et de Rome. Guerre d'Annibal,
Les Romains eurent bien des guerres avec les Gaulois. L'amour de la gloire, le mépris de la mort, l'obstination pour vaincre, étoîent les mêmes dans les deux peuples , mais les armes étoient différentes. Le bouclier des Gaulois étoit petit , et leur épée mauvaise : aussi furent-ils traités à peu près comme , dans les derniers siècles , les Mexicains l'ont été par les Espagnols. Et ce qu'il y a de surprenant, c'est que ces peuples, que les Romains rencontrèrent dans presque tous les lieux et dans presque tous les temps, se laissèrent détruire les uns après les autres , sans jamais connoître, chercher ni prévenir la cause de leurs malheurs.
Pyrrhus vint faire la guerre aux Romains dans le temps qu'ils étoient en état de lui résister et de s'instruire par ses victoires : il leur apprit à se retrancher, à choisir et à disposer un camp, il les accoutuma aux éléphans, et les prépara pour de plus grandes guerres *.
La grandeur de Pyrrhus ne consistoit que dans ses qualités personnelles '. Plutarque nous dit qu'il fut obligé de faire la guerre
après la prise de Rome, sous le consulat de L. Furius Camillus et de Ap. Claudias Grasras.