CHAPITRE m. Il
sias, instrumens du luxe des nouteâui {iossesselirs : s&nsquoi rStat, qui malgré son dérèglement doit subsister, auroit péri. Atut la corruption) les revenus primitifs de TÊtat étoiettt partà-* gés entre les soldats^ c'est-à-dire les laboureurs t lorsque la république étoit corrompue , ils passoient d'abord à des bomlnes ricneé qui les rendotent aux esclares et aux artisans , d'où on en retirait , par le moyen des tributs, une partie pour l'entretien des soldats.
Or ces sortes de gens n'étoient guère propres à la guerre i ili étoient Iftcbes, et déjà corrompus parle luxe des villes, et souvent par l«ttr art même; outre que , comme ils n'avoient point proprement de patrie , et qu'ils jouissoient de leur industrie partout , iU avoient peu à perdre ou à conserver.
Dans un dénombrement de Borne fait quelque temps après l'expulsion des rois * , et dans celui que Démétrius de Phalère fit à Athènes-^, il se trouva à peu près le même nombre d'habitans : Rome en avoit qu&tre cent quarante mille, Athènes quatre cent trente et un mille. Mais ce dénombrement de Home tombe dans un temps où elle étoit dans la force de son institution , et celui d'Athènes dans un temps où elle étoit entièrement corrompue. On trouva que le nombre des citoyens pubères faisoit à Home le quart de ses habitans , «et qu'il faisoit à Athènes un peu moins du vingtième : la puissance de Home étoit donc à celle d'Athènes, dans ces divers temps, à peu près comme un quart est à un vingtième, c*est-à-dire qu'elle étoit cinq fois plus grande.
Les rois Agis et Gléomènes voyaijt qu'au lieu de neuf mille citoyens qui étoient à Sparte du temps de Lycurgue*, il n'y en avoit plus que sept cents, dont à peine cent possédoient des terres <, et que tout le reste n'étoit qu'une populace sans courage , ils entreprirent de rétablir des lois à cet égard *; et Lacédémone reprit sa première puissance , et redevint formidable à tous les Grecs.
Ce fut le partage égal des terres qui rendit Rome capable de sortir d'abord de son abaissement , et cela se sentit bien quand elle fat corrompue.
Elle étoit une petite république , lorsque , les Latins ayant refusé le secours de troupes qu'ils étoient obligés de donner, on leva surle-champ dix légions dans la ville <. « A peine à présent, dit Tite
4. C'est le dénombrement dont pirle Denys d'Halicarnasise dans le liv. IX» art. S5^ et qui me parott étire le même que celui qu'il rapporte à la fin de son Yl'Uvre, qui fUt fait seize ans après l'expulsion des ton.