‹ Œuvres complètes de Montesquieu (volume 4)Chapitre 137 sur 168 · USBEK AU MOLLAK MÉHÉMET ALI · texte numérisé non relu

USBEK AU MOLLAK MÉHÉMET ALI

OÂ&DIKir OSS TAOIS TOMBCÂUX ▲ COU»

Que nous servent les jeunes des immaums , et les cîlices des moUaks? La main de Dieu s'est deux fois appesantie sur les enÊints de la loi. Le soleil s'obscurcit , et semble n'éclairer plus que leurs défaites : leurs armées s'assemblent, et elles sont dissi* pées comme la poussière.

L'çmpire des Osmanlins est ébranlé par les deun

plus grands échecs qu'il ait jamais reçus. Ua moufti chrétien ne le soutient qu'avec peine : ie grand visir d'Allemagne est le fléau de Dieu ^ envoyé pour châtier les sectateurs d'Omar : il porte partout la colère du ciel , irrité contre leur rébellion et leur perfidie. Esprit sacré dés immaums , tu pleures nuit et jour sur les enfiints du prophke que le détestable Omar a dévoyés; tes entrailles s'émeuvent à la vue de leurs malheurs; tu désires Imir conversion , et non pas leur perte; tu voudrois les voir réunis sous l'étendard d*Halt par les larmes des saints , et non pas dispersés dans les montagnes et dans les déserts par la terreur des infidèles.

De Paris y le x** delà lune de ChaUnd^ 171S.

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