‹ Œuvres complètes de Montesquieu (volume 5)Chapitre 91 sur 129 · LETTRE LIV · texte numérisé non relu

LETTRE LIV

AU. MÊME

J'arrivai avant-hier au soir de Bordeaux ; je n'ai encore vu personne , et je suis plus pressé de vous écrire que de voir qui que ce soit. Je verrai Huart ' ; et s'il n'a pas rempli vos ordres , je les lui ferai exécuter : vous avez pourtant plus de crédit que moi auprès de lui : je ne lui donne que des phrases , et vous lui donnez de l'argent. Je suis bien glorieux de ce que M. l'auditeur Bertolini a trouvé mon livre * assez bon pour le rendre meilleur, et a goûté mes principes. Je vous prierai, dans le temps, de me procurer uu exemplaire de l'ouvrage de M. Bertolini : j*ai trouvé sa préface extrêmement bien ; tout ce qu'il dit est juste, excepté les louanges. Mille choses bien tendres pour moi à M. l'abbé Niccolini. J'espère, mon cher abbé, que vous viendrez nous voir à Paris cet hiver , et que vous viendrez joindre les titres d'Allemagne et d'Italie à ceux de France. Si vous passez par Turin , vous savez les illustres amis^que j'y ai. Je vous embrasse de tout mon cœur.

De Paris , le 26 dëcerabre 1753.

* Imprimeur de ses ouvrages à Paris.

» L* esprit des Lois, Voyez la Lettre lxi.

AU MÊME

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