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LA DUCHESSE DE MIREPOIX

La beauté que je chante ignore ses appas. Mortels qui la voyez, dites-lui qu’elle est belle, Naïve , simple , naturelle ,

Et timide sans embarras.

Telle est la jacinthe nouvelle ;

Sa tête ne s’élève pas

Sur les fleurs qui sont autour d’elle;

Sans se montrer , sans se cacher,

Elle se plaît dans la prairie ;

Elle y pourrait finir sa vie ,

Si l’œil ne venait l’y chercher.

Mirepoix reçut en partage La candeur, la douceur, la paix ;

Et ce sont , entre mille attraits ,

Ceux dont elle veut faire usage ,

Pour altérer la douceur de ses traits.

Le fier dédain n’osa jamais Se faire voir sur son visage.

Qon esprit a cette chaleur Du soleil qui commence à naître :

L’Hymen peut parler de son cœur ; L’Amour pourrait le méconnaître.

« En 1731.

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