EN
Adieu, Gênes détestable;
Adieu , séjour de Plutus :
Si le Ciel m’est favorable ,
Je ne vous reverrai plus.
Adieu , bourgeois , et noblesse Qui n’as pour toutes vertus Qu’une inutile richesse ;
Je ne vous reverrai plus.
Adieu, superbes palais Où l’ennui , par préférence,
A choisi sa résidence :
Je vous quitte pour jamais.
Là le magistrat querelle Et veut chasser les amants ,
Et se plaint que sa chandelle Brûle depuis trop longtemps.
Le vieux noble ( quel délice ! )
Voit son page à demi nu,
Et jouit d’une avarice Qui lui fait montrer le c. .
Vous entendez d’un jocrisse Qui ne dort ni nuit ni jour,
Qu’il a gagné la jaunisse Par l’excès de son amour.
Mais un vent plus favorable A mes vœux vient se prêter il n’est rien de comparable Au plaisir de vous quitter.