A L’ABBÉ VENUTI
A Clérac.
Je n’ai que le temps de vous écrire un mot, monsieur. Quelques-uns de vos amis m’ont demandé de parler à madame de Tencin sur des lettres que l’on écrit contre vous1. Comme je ne sais rien de tout
1 A peine l’abbé Yenuti eut-il pris l’administration de l’abbaye de Clérac, qu’il s’éleva à Rome un parti contre lui dans le chapitre qui l’avait envoyé. Il n’était pas regardé de bon ' œil par les missionnaires jésuites, chargés, des le temps de 1 Henri IY, de prêcher toutes les fêtes et dimanches dans l’é-
LETTRES
ceci, et que j’ignore si ce sont les premières lettres ou de nouvelles, je vous prie de m’éclaircir sur ce que je dois dire au cardinal qui va arriver, et de croire que personne ne prend plus la liberté de vous aimer, ni d’être avec plus de respect.
De Paris, le 17 avril 1742.