AU CHEVALIER D’AYDIES
Mon cher chevalier, que prétendez-vous faire? Ne voulez-vous point revenir de votre Périgord? On ne peut al 1er là que pour manger des truffes. Vous nous hissez ici ; nous vous aimons : vous êtes un philosophe insupportable. Je reçois quelquefois des nouvelles de madame de Mirepoix , qui me dit toujours de vous faire ses compliments. Il y a ici
« de ministres ; mais , si mon père ou mon grand-père eussent « tenu un pareil propos , on les eût mis aux Petites-Maisons. » Et il se retira.
LETTRES
une grande stérilité en fait de nouvelles. Je ne puis vous dire autre chose , si ce n’est que les opéras et les comédies de madame de Pompadour vont commencer, et qu’ainsi M. le duc de la Yallière va être un des premiers hommes de son siècle; et, comme on ne parle ici que de comédies ou de bals , V oltaire jouit d’une faveur particulière : on prétend que le jour qu’il doit donner son Catilina, il donnera une Électre; j’y consens. Les du Châtel sont ici. M. deForcalquier se porte en général très-bien. Je vous prie de me conserver toujours votre amitié que j’adore, et d’agréer mon respect infini.
De Paris, le 24 novembre 1749.