CHAPITRE XI
Carthage et Marseille.
Carthage avait un singulier droit des gens ; elle faisait noyer6 tous les étrangers qui trafiquaient en Sardaigne et vers les colonnes d’Hercule. Son droit politique n’était pas moins extraordinaire : elle défendit aux Sardes de cultiver la terre , sous peine de la vie. Elle accrut sa puissance par ses richesses, et
1 On a attribué ce Périple à Arrien.
2 Ptolomée, liv. IV, chap. ix.
3 Liv. IV, chap. vu et vin.
4 Voyez avec quelle exactitude Strabon et Ptolomée nous décrivent les diverses, parties de l’Afrique. Ces connaissances venaient des diverses' guerres que les deux plus puissantes nations du monde , les Carthaginois et les Romains , avaient eues avec les peuples d’Afrique , des alliances qu’ils avaient contractées, du commerce qu’ils avaient fait dans les terres
5 Liv. VII, chap. m.
6 Ératosthène , dans Strabon, liv. XVÏÏ, pag. 802.