CHAPITRE n
Des mariages.
L’obligation naturelle qu’a le père de nourrir ses enfants a fait établir le mariage , qui déclare celui qui doit remplir cette obligation. Les peuples 2 dont parle Pomponius Mêla 3 ne le fixaient que par la ressemblance.
Chez les peuples bien policés , le père est celui que les lois, par la cérémonie du mariage, ont déclaré devoir être tel 4 , parce qu’elles trouvent en lui la personne qu’elles cherchent.
Cette obligation, chez les animaux, est telle que la mère peut ordinairement y suffire. Elle a beaucoup plus d’étendue chez les hommes : leurs enfants ont de la raison ; mais elle ne leur vient
1 Traduction du commencement de Lucrèce , par le sieur d’Hesnaut.
2 Les Garamantes.
3 Liv. I , chap. vin.
4 Pater est quem nuptiœ demonsirant.