‹ Œuvres complètes de MontesquieuChapitre 909 sur 1159 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Comment le gouvernement civil fut réformé.

On avait vu jusqu’ici la nation donner des marques d’impatience et de légèreté sur le choix ou sur la conduite de ses maîtres; on l’avait vue régler les différends de ses maîtres entre eux , et leur imposer la nécessité de la paix. Mais, ce qu’on n’avait pas encore vu, la nation le fit pour lors : elle jeta les yeux sur sa situation actuelle; elle examina ses lois de sang-froid; elle pourvut à leur insuffisance; elle arrêta la violence; elle régla le pouvoir.

Les régences mâles, hardies et insolentes de Frédégonde et de Brunehault, avaient moins étonné cette nation qu’elles ne l’avaient avertie. Frédégonde avait défendu ses méchancetés par ses méchancetés mêmes; elle avait justifié le poison et les assassinats par le poison et les assassinats; elle s’était conduite de manière que ses attentats

mus, Christo præsule , per hujus edicti nostri tenorem generaliter emendare. In proœmio. Ibid. art. 16.

1 Ibid. art. 16.

2 Ibid, art 17.

3 Et quod per tempora ex hoc prœtcrmissum est, vel dehinc , perpetualiter observetur. Ibid. In proœmio.

4 Ita ut, episcopo dece dente , in loco ipsius qui a metropolitano ordinari debet cum provincialibus , a clero et populo eligatur, et, si persona condigna fuerit, per ordinationem principis ordinetur ; vel certe , si de palaiio eligitur, per meritum personœ et doctrines ordinetur. Ibid. art. I.

3 Ut ubicumque census novus impie additus est.... emendetur. Art. 8.

6 Ibid. , art. 9.

* Ibid. , art. 21

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