LIVRE XXXI
plaintes qui avaient donné lieu à la révolution. D’un côté , il y confirme tous les dons qui avaient été faits ou confirmés par les rois ses prédécesseurs 1 ; et il ordonne de l’autre que tout ce qui a été ôté à ses leudes ou fidèles leur soit rendu 2.
Ce ne fut pas la seule concession que le roi fit dans ce concile. Il voulut que ce qui avait été fait contre les privilèges des ecclésiastiques fût corrigé3 : il modéra l’influence de la cour dans les élections aux évêchés 4. Le roi réforma de même les affaires fiscales : il voulut que tous les nouveaux cens fussent ôtés 5 ; qu’on ne levât aucun droit de passage établi depuis la mort de Contran , Sigebert et Chilpéric 6 ; c’est-à-dire qu’il supprimait tout ce qui avait été fait pendant les régences de Frédégonde et de Brunehault; il défendit que ses troupeaux fussent menés dans les forêts des particuliers 7 ; et nous allons voir tout à l’heure que la réforme fut encore plus générale, et s’étendit aux affaires civiles.