CHAPITRE XIII
Des élections aux évêchés et abbayes.
Les églises étant devenues pauvres, les rois abandonnèrent les élections aux évêchés et autres bénéfices ecclésiastiques 5. Les princes s’embarrassèrent moins d’en nommer les ministres , et les compétiteurs réclamèrent moins leur autorité. Ainsi, l’église recevait une espèce de compensation pour les biens qu’on lui avait ôtés.
Et si Louis le Débonnaire laissa au peuple romain le droit d’élire les papes 6, ce fut un effet de l’esprit général de son temps : on se gouverna à l’égard du siège de Rome comme on faisait à l’égard des autres.
1 De l’an 829 , art. 7 , dans Baluze, lom. I , pag. 663.
2 Loi des Lombards, liv. III, tit. lit, §8.
4 C’est une espèce de codicille rapporté par Éginhart , et qu est différent du testament même qu’on trouve dans Goldast et Baluze.
5 Yoyez le capitulaire de Charlemagne , de l’an 803 , art. 2 , édit, de Baluze, pag. 379; et l’édit de Louis le Débonnaire de l’an 834, dans Goldast, constitution impériale, tom.I.
6 Cela est dit dans le fameux canon Ego Ludovicus, qui est visiblement supposé. Il est dans l’édition de Baluze, pag. &9L sur l’an 817.