SCÈNE IV. — SÉLE L'eus, ANTIOCHUS
SÉLEUCUS
Est-il une constance à l'épreuve du foudre Dont ce cruel arrêt met notre espoir en poudre?
a:>tiochus.
Est-il un coup de foudre à comparer aux coups Que ce cruel arrêt vient de lancer sur nous?
SÉLEUCUS
0 haines, ô fureurs dignes d'une Mégère!
0 femme, que je n'ose appeler encor mère!
Apres que tes forfaits ont régné pleinement,
Ne saurois-tu souffrir qu'on règne innocemment?
Quels attraits penses-tu qu'ait pour nous la couronne.
S'il faut qu'un crime égal par ta main nous la donne?
Et de quelles horreurs nous doit-elle combler,
Si pour monter au trône il faut te ressembler?
ANTIOCHUS
Gardons plus de respect au\ droits de la natu/e, Et n'imputons qu'au sort noire triste aventure : Nous le nommions cruel . mais il nous étoit doux Quand il ne nous donnoit à combattre que nous. Confidens tout ensemble et rivaux l'un de l'autre, Nous ne concevions point de mal pareil au noire; Cependant, à nous voir l'un de l'autre rivaux- Nous ne concevions pas la moitié de nos m9rx.
SÉLEUCUS
Une douleur si sage et si respectueuse ,
Ou n'est guère sensible, ou guère impétueu."^-
Et c'est en de tels maux avoir l'esprit bien ro."f