ACTE IV, SCÈNE I
Combien en votre cour est-il de médisans? Combien le prince a-t-il d'aveugles partisans, Qui, sachant une fois qu'on m'a calomniée. Croiront que votre amour m'a seul justifiée ? Et si la moindre tache en demeure à mon nom. Si le moindre du peuple en conserve un soupçon, Suis-je digne de vous? et de telles alarmes Touchent-elles trop peu pour mériter mes larmes?
PRUSIAS
Ah! c'est trop de scrupule, et trop mal présumer D'un mari qui vous aime , et qui vous doit aimer. La gloire est plus solide après la calomnie. Et brille d'autant mieux qu'elle s'en vit ternie. Mais voici Nicomède, et je veux qu'aujourd'hui...,