‹ Œuvres complètes de P. CorneilleChapitre 95 sur 343 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

L'oiiverlure du théâtre présente de front aux yeux des spectateurs une vaste montagne, dont les sommeis inégaux, sélevant les uns sur les autres, portent le faîte jusque dans les nues. Le pied de cette montagne est percé à jour par une grotte profonde qui laisse voir la mer en éloignemont. Les deux côtés du théâtre sont occupés par une forêt d"arbres touffus et entrelacés les uns dans les autres. Sur un des sommets de la montagne paroît Melpomène, la muse de la tragédie; et, à l'opposite dans le ciel, on voit le Soleil s'avancer dans un char tout lumineux , tiré par les quatre chevaux quOvide lui donne

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