‹ Œuvres complètes de P. de RonsardChapitre 1 sur 77 · Oeuvres complètes de P. de Ronsard · texte numérisé non relu

Oeuvres complètes de P. de Ronsard

P. 3. Les Derniers Vers. — Cette plaquette in-4°, de 13 pages et i feuillet blanc (Bibliothèque Mazarine, Rés. 10849), fut publiée chez Gabriel Buon par Claude Binet le jour des obsèques de Ronsard célébrées au collège de Boncourt le 24 février 1586. — La Bibliothèque nationale possède l'édition de Lyon (J. Pillehote, 1586), sous la cote Rés. Ye 4759. — Les Derniers Vers parurent encore en 1586 dans deux opuscules : 1° en tête de la Gcorg. Crittonii laudatio funebris, habita in cxcquiis Pétri Ronfardi... (Lutetiœ, apud Abrahamum d'Auuel), sauf la dernière pièce : A fou aine; 2° à la suite du Difcours de la Vie de Pierre de Ronfard, par Claude Binet (Paris, G. Buon), sauf les deux dernières pièces, qui sont insérées dans le texte même de la biographie (Bibl. nat., Ln^? 17841 et 17842). — Dans les éditions posthumes des Œuures, ils sont rangés à la fin, avant la P^ie de Ronfard, sauf toujours les deux dernières pièces, pour la raison susdite.

P. 4. — A la suite de cette épître, signée des initiales de Binet, on lit ce quatrain :

Non, Ronfard n'ejl point mort, la Mnfe ejl ivwiortelle,

On fi Ronfard cfi viort, c'efi vn Phénix nonneau,

Qni n'ayant fon pareil foy-mef me renouuelle,

Et fur ait à fa cendre, animant fou tombean.

Cl. Binet.

P. 5. Stances. — D'après Du Perron (Or. fun, de Ronfard), le poète aurait adressé cette pièce « à vn fien neueu ». Or on ne

NOTES. T. VI, P. f~IO.

trouve de dédicace dans aucune édition des Derniers Vers ni dans les éditions collectives. — D'après Binet (Vie de Ronfard et préface des Derniers Vers) et Du Per.ron (Or. fan.), ces stances et les quatre premiers sonnets qui suivent ont été composés au prieuré de Croixval.

P. 5. Fay varié... — Ce quatrain est le seul dont les rimes se suivent ainsi : / m m f. Pour rétablir l'unité de structure strophique, je propose de lire le 4^ vers à la place du 3®, suivant l'ordre que le poète aurait adopté s'il les avait écrits au lieu de les dicter de mémoire.

P. 5. Ne force ta nature... — Ronsard semble bien ici s'adresser directement à un jeune homme; mais rien n'autorisait Du Perron à dire qu'il s'adresse à « vn fien neueu ». Il a confondu peut-être avec une ode de 1555 : Mon Neueu, fuy la vertu (II, 437).

P. 6. Inquiet ie ne puis... — Le texte de l'édition princeps porte par erreur Inquiète. Corrigé dans les réimpressions.

P. 8. Quoy mon anie... — D'après Binet (Vie de Ronfard et préface des Derniers Vers), ce sonnet et le suivant ont été composés au prieuré de Saint-Cosme.

P. 9. Ronfard repofe icy... — D'après Binet (Vie de Ronfard), cette épitaphe et la suivante furent composées au prieuré de Croixval. — La seconde est imitée d'une épigramme latine de l'empereur Hadrien, qu'il fit à Baïa quelques jours avant sa mort : Animula vagula, hlandula... Voir l'Anthologie grecque, traduite sur l'édition de Fr. Jacobs (Paris, Hachette, 1863, t. II, p. 354), et mon édition de la Vie de Ronsard, pp. 31, 32 et 180.

P. 10. Les Œvvres. — Paris, G. Buon, 10 tomes en 5 vol. in-i2 (Bibl. nat., Rés. pYe 168 à 172). Le privilège, daté du 14 mars 1586, permet à Jean Galland, principal du collège de Boncourt, de réimprimer les Œuvres de Ronsard « reueues, corrigées &; augmentées par l'Autheur peu auant l'on trefpas, & miles en leur ordre l'uyuant fes mémoires & copies, le tout rédigé en dix Tomes ». L'achevé d'imprimer est du 24 décembre 1586, du moins celui qui termine le tome VII. Le millésime 1587 se trouve au titre de tous les tomes, antidatant de quelques jours cette première édition posthume. Cette édition se termine par la Vie de Pierre de Ronfard due à Claude Binet, une Eclogue mejlée fur le trefpas de Pierre de Ronfard, par le même, et le Tombeau du poète, dont les pièces avaient été réunies encore par Binet (voir ci-après, Notice sur Pierre de Ronsard, fin).

Au tome I, p. 25, dans une dédicace de J. Galland au roi Henri III, on lit ceci : « C'eft pourquoy. Sire, aiant acquis par

le droid d'hofpitalité la familière accoindance de feu monfieur de Ronfard... : C'efl: pourquoy, dis-ie, après auoir rendu au moins mal qu'il m'a efté poffible à ce grand perfonnage le iufte & dernier office deu à nos amis defunds, i'ay penle que ne ferions cliofe hors de propos, vi'ayant ejîé par luy recommandée Vimprejfion de fes œunres... de ks mettre en lumière fous voftre nom,.. » Mais Galland ne fut pas le seul exécuteur testamentaire du poète; il y eut en outre Cl. Binet, comme celui-ci l'affirme à deux reprises dans sa Vie de Ronfard, et comme le prouvent non seulement une longue dédicace en vers de lui-même An Roy de France, placée en tête des pièces liminaires, mais encore ces vers de Dorât qu'on lit au tome I, p. 29, de l'édition collective de 1587 :

Virgilio fuerat qui par Ron/ardiis in omni

Vita, morte parem fefe prcejïaret vt ilU,

Fidos elegit Tnccam & Varium intcr amicos.

Te Galandi & te Bine te : po'émata, quorum

Commifit cura, ne corrumpenda périrent :

Hei vereor ne vno fit Macenate carendum.

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