Voir t. II, p
çon au Plessis, ils firent porter chaque jour à Ronsard, de Tours au prieuré de Saint-Cosme, le vin de ville en flacons et bouteilles, et firent, tant pour lui que pour d'autres seigneurs de la suite de Monsieur, l'emplette de « douze aunes de velours noir faczon de Lucques & douze aunes de tafietas noir gros grain' ». Après son entrée officielle à Tours, le duc d'Anjou alla visiter le poète, dont le prieuré était tout proche du château du Plessis. Celui-ci lui marqua sa reconnaissance en plusieurs sonnets. Il lui en adressa un au moment où il pénétrait dans la maison, un autre en lui présentant du fruit; à l'entrée du potager une « Nymphe iardiniere » lui en récita un troisième ; enfin une « Nymphe bocagere » l'accueillit avec un quatrième sonnet, dès qu'il eut mis le pied dans le bois-.
[Quoiqu'il résidât le plus souvent dans ses prieurés du Vendômois et de la Touraine, Ronsard redevint poète de cour en ses dernières années, après la publication de la cinquième édition collective de ses Œiiures, à laquelle il travailla durant une partie de l'année 1577 '. Un regard favo-