Voir t. VII, p
SUR PIERRE DE RONSARD 2ff
priuileges d'auiourd'huy ne font que pour quelques années & non pas perpétuels'. »
L'ami chargé de cette négociation la mena à bonne fin, et, quelque temps après, Ronsard vint à Paris, où il fit un séjour assez prolongé, qui acheva de miner sa santé, ainsi que nous l'apprend Du Perron : « Il demeura vn Hyuer en cefi:e ville, auquel, outre les empefchemens qu'il auoit le refte du iour, il eftoit contraint de veiller les foirs pour voir les efpreuues, & fournir de matière aux preiTes des Imprimeurs, qui deuorent vne grande quantité de labeur. Or efloit-il fort caffé & abbatu, tant à caufe des exercices violens qu'il auoit faits en fa ieunefle, de fauter, luitter, vohiger, monter à cheual, & autres diuers excez, que pour la grande fubjedion qu'il auoit rendue à fa profefiion, depuis la fleur de son aage iufques au commencement de fa vieilleffe-. »
Ce Jean Galland, principal du collège de Boncourt, qui avait été le mandataire du poète dans toute cette affaire et lui avait donné asile pour vaquer à ce dernier travail, était devenu le plus intime ami de Ronsard, qui l'appelait, en français, sa « féconde âme ' », et en grec, u.ov&citXc6a£voç, le seul aimé 4. Il avait, comme il nous l'apprend >, « acquis par le droiâ: d'hofpitalité la familière accoindance » du poète, qui, depuis une dizaine d'années, « venant à Paris à diuerfes fois », avait logé au collège de Boncourt, sur l'emplacement actuel de l'École polytechnique, dans une situation alors