‹ Œuvres complètes de P. de RonsardChapitre 36 sur 77 · Voir t. III, pp. 186-230, et les notes · texte numérisé non relu

Voir t. III, pp. 186-230, et les notes

Ronsard. — VIII. 2 2

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François d'Anjou (juin 1584) et publiée seulement en 1609, il va même jusqu'à souhaiter, avec les « Politiques », l'avènement de Henri de Bourbon au trône de France '.]

Au reste, après le mariage de Joyeuse, les infirmités ne tardèrent pas à lui interdire toute participation aux fêtes de cour. Des attaques de goutte de plus en plus fréquentes et douloureuses l'obligèrent à renoncer même aux déplacements que ses fonctions ecclésiastiques lui imposaient. Au mois d'août 1583, il écrit aux chanoines de Saint-Martin de Tours, qui l'avaient désigné pour assister au concile provincial, tenu à Angers, qu'il ne pourra se rendre dans cette ville à cause d'une fièvre quotidienne et de violentes douleurs de la tête et des reins-.

La maladie qui frappait si cruellement le corps de Ronsard ne faisait que réveiller son activité d'esprit et lui inspirait l'impérieux désir de faire, avant de mourir, un complet examen de conscience littéraire, de ramener ses œuvres à une certaine unité de ton, à une concision relative, et d'en former un ensemble mieux ordonné.

Lui, qui n'avait jamais essayé de rien demander aux libraires pour la pubHcation de ses vers, se montre cette fois exigeant : « Il entendoit que Buon, fon libraire, luy donnaft foixante bons efcus, pour auoir du bois, pour s'aller chauffer cet hyuer auec fon amy Gallandius, & s'il ne le veut faire, il exhorte fon amy d'en parler aux libraires du Palais qui en donneront fans doubte dauantage, s'il tient bonne mine &: qu'il fçache comme il faut faire valoir le priuilege perpétuel de fes oeuures; ce qui efl d'autant plus à remarquer que les

1. Voir t. I , p. 343 ; II 1 , 343 ; VI , 61, et les notes. Nous avons cru bon d'insérer dans la Notice de Marty-Laveaux tout le passage mis entre crochets. — P. L.

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