‹ Œuvres complètes de P. de RonsardChapitre 53 sur 77 · SVR LA MAISON DE L'AVTHEVR · texte numérisé non relu

SVR LA MAISON DE L'AVTHEVR

qui efloit autrefois la demeure de Ronfard, au faubourg

Saint-Marcel (1638).

le ne voy rien icy qui ne flatte vies yeux;

Cette cour du haluflrc ^ eft gaye & magnifique ;

Ces fuperbes lions, qui gardent ce portique,

Adoucijfeiit pour moy leurs regards furieux. Ce feuillage animé d'vn vent délicieux -

loint au chant des oifeaux fa tremblante mufiquc ;

Ce parterre de fleurs, par vu fecret magique,

Semble anoir defrobé les efloiles des deux. L'aimable promenoir de ces doubles allées î,

Oui de profanes pas n'ont point eflé foulées.

Garde encore, â Ronfard, les veftiges des tiens k De^ir ambitieux d'vne gloire infinie!

le trouue bien icy mes pas auec les fiens.

Et non pas dans mes vers fa force & fou génie.

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