‹ Œuvres Completes de P.-J. de Beranger (volume 2)Chapitre 74 sur 153 · A MON AMI DÉSAUGIERS · texte numérisé non relu

A MON AMI DÉSAUGIERS

qVl VENAIT D*ÊTRE NOMME DIRECTEUR- DU VAUDEVILLE.

DÉCEhSBRB 1815.

AïK : La Catacoua.

Bon Désaugiers, mon camarade, Mets dans tes poches deux flacons -, Puis rassemble, en versant rasade,

DE BBRAN6BR. 16!)

Nos auteurs piquants et féconds.

Ramène-les dans l'humble asile Où renaît le joyeux refrain.

Eh! va ton train, Gai boute-en-train!

Mets-nous en train, bien en train, tous en train, ' Et rends enfin au Vaudeville Ses grelots et son tambourin.

Rends-lui, s'il se peut, le cortège Qu'à la Foire il a fait briller :

L'ombre de Panard te protège ; Yadè semble te conseiller.

Fais-nous apparaître à la file Jusqu'aux enfants de Tabarin.

Eh ! va ton train,

Gai boute-en- train !

.Mets-nous en train, bien en train, tous en train, Et rends enfin au Vaudeville Ses grelots et son tambourin.

Au lieu de fades èpigrammes,

Qu'il aiguise un couplet gaillard :

Collé, quoi qu'en disent nos dames,

Est un fort honnête égrillard.

La gaudriole, qu'on exile.

Doit refleurir sur son terrain. g

Eh! va ton train,

Gai boute-en- train !

* Mets-nous en train, bien en train, tous en train, Et rends enfin au Vaudeville Ses grelots et son tambourin.

Malgré messieurs de la police, Le vaudeville est né frondeur :

Des abus fais ton bénéfice ; Force les grands à la pudeur ; Dénonce tout flatteur servile A la gaîté du souverain.

Ëhl va ton train,

Gai boute-en-train 1 Mets-nous en train, bien en train, tous en train, Et rends enfin au Vaudeville Ses grelots et son tambourin.

Sur la scène, où plus à son aise

Avec toi Momus va siéger.

Relève la gaité française

A la barbe de l'étranger.

La chanson est une arme utile

Qu'on oppose à plus d'un chagrin.

Ëh 1 va ton train.

Gai boute-en-train !

Mets-nous en train, bien en train, tous en train. Et rends enfin au Vaudeville Ses grelots et son tambourin.

Verse, ami, verse donc à boil^ ;

Que nos chants reprennent leur cour».

11 nous faut consoler la gloire ;

Il faut rassurer les amours.

Nous cultivons un champ fertile

Qui n'attend qu'un cjel plus serein.

Ehl va ton train,

Gai boute-en-train I

DE BÉRANGER. t71

Mets-nous en train, bien en train, tous en train, Et rends enfin au Vaudeville Ses grelots et son tambourin.

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