‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 3)Chapitre 112 sur 167 · POUR T. A VÂTE DE MARIE · texte numérisé non relu

POUR T. A VÂTE DE MARIE

Air de la Treille de •ineérité.

On achète Lyre et musette; G>inine tant d'autres , à mon toui% Je me fais poète de cour, {bis.)

Te chanter encore , ô Marie !

Non , vraiment je ne l'ose pas.

Ma muse enfin s'est aguerrie, Et vers la cour tourne ses pas. {bis.) Je gage , s'il naît im Voltaire , Qu'on emprunte pour l'acheter.

Prêt à me vendre au ministère , Pour toi je ne puis plus chanter.

a64 LE POÈTE DE COUR.

On achète Lyre et musette ; Comme tant d'autres , à mon tour, Je me fais poète de cour.

Ce que je dirais pour te plaire Ferait rire ailleurs de pitié :

L'amour est notre moindre affaire ; Les grands ont banni l'amitié.

On siffle le patriotisme; Ce qu'on sait le mieux, c'est compter J'adresse une ode à l'égoïsme.

Pour toi je ne puis plus chanter.

On achète Lyre et musette ; Comme tant d'autres à mon tour,, Je me fais poète de cour.

Je crains que ta voix ne m'inspire L'éloge des Grecs valeureux , Contre qui l'Europe conspire .

Pour ne plus rougir devant eux.

En vain ton ame généreuse De leurs maux se laisse attrister; Moi je chante l'Espagne heureuse.

Pour toi je ne puis plus chanter^

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