LA MÉTEMPSYCOSE
X'iR du vaudeville de la llohe et les Bottes.
Grand partisan de la métempsycose , En philosophe, hier, sur l'oreiller, De mes penchants pour connaître la cause , J'ai mis moname en train de babiller.
Elle m'a dit : Tu me dois un beau cief ge , Car sans iBôn souffle au néant tu restais ; Mais jusqu'à toi je n'arrivai point vierge. | — Ah ! mon ame , je m'en doutais , |
Je m'en doutais , je m'en doutais.
Je m'en souviens , oui , dit-dle , humble lierre ,
J'ai couronné jadis des fronts joyeux ;
Puis , échauffant plus subtile matière ,
Petit oiseau , je saluai les cieux.
Dans le boôage> auprès des pastourelles ,
Je voltigeais , je sautais , je chantais ;
L'indépendance agrandissait mes ailes.
3oa LA. MÉTEMPSYCOSE.
— Ah ! mon ame , je m'en doutais , le m'en doutais ^ je tn*en doutais.
Je fîis Médor 9 des chiens le plus habile , Qui I d*un aveugle unique et sûr appui , Entre ses dents sut prendre une sébile j Guider son maître et mendier pour lui.
Utile au pauvre , au riche sachant plaire ^ Pour nourrir l'un , chez l'autre je quêtais. J'ai fait du bien , puisque j'en ai fait faire. — Ah ! mon ame , je m'en doutais ^ Je m'en doutais y je m'en doutais.
Puis j'animai la beanté d'une fille.
Que j'étais bien dans ma douce prison !
Mais de mon gite on s'empare , on le pille ;
Tous les Amours y mettent garnison.
En vrais soudards ils y faisaient esclandre ;
Et jour et nuit , du coin que j'habitais ^
A la maison je voyais le feu prendre.
— Ah ! mon ame , je m'en doutais , Je m'en doutais , je m'en doutais.
Sur tes penchants , que mon récit t'éclaire ; Mais , dit mon ame, apprends aussi de moi Qu'au ciel un jour ayant osé déplaire y Pour m'en punir. Dieu m'enferma chez toi.