‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 3)Chapitre 131 sur 167 · LE CONVOI DE DAVID · texte numérisé non relu

LE CONVOI DE DAVID

Ai« Ue Roland.

Noil y non , vous ne passerez pas ,, Crie un soldat sur la frontière , A ceux qui de David , hélas !

Rapportaient chez nous la poussière.

— Soldat , disent-ils dans leur deuil , Proscrit-on s^ussi sa^ mémoire ?

Quoi! vous repoussez son cercueil ^ Et vous héritez de sa gloire !.

Fut-il privé de tous les biens ^

£ût-il à trembler sous un maitre>

Heureux qui meurt parmi les siens

Aux bords sacrés (bis) qui Tont vu naitœ ! {bU .)

Non y non , voils ne passerez pas / Dit le soldat avec furie.

LE CONVOI DE DAVID. 3i3

— Soldat , ses yeux jusqu'au trépas Se sont tournés vers la patrie.

Il en soutenait la splendeur Du fond d'un exil qui l'honore ; C'est par lui que notre grandeur Sur la toile respire encore.

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