‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 3)Chapitre 133 sur 167 · CHOEUR · texte numérisé non relu

CHOEUR

Fût-il privé de tous les biens , Eût-il à trembler sous un maître , Heureux qui meurt parmi les siens Aux bords sacrés qui l'ont vu naître !

3i4 LE CONVOI DE DAVID.

Non y non j vous ne passerez pas , Dit le soldat ; c'est ma consigne.

— Du plus grand de tous les soldats Il fut le peintre le plus digne.

A Taspect de l'aigle si fier, Plein d'Homère et l'âme exaltée , David crut peindre Jupiter, Hélas ! il peignait Prométhée.

CHOeUB.

Fût-il privé de tous les biens , Eût-il à trembler sous un maître, Heureux qui meurt parmi les siens Aux bords sacrés qui l'ont vu naître !

Non , non , vous ne passerez pas , Dit le soldat , devenu triste.

— Le héros après cent combats Succombe, et l'on proscrit l'artiste.

Chez l'étranger la mort l'atteint :

Qu'il dut trouver sa coupe amère !

Aux cendres d'un génie éteint , France, tends les bras d'une mère.

CHOEUIt.

Fût-il privé de tous les biens , Eût-il à trembler sous un maître ,

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